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Sam, Oct

Du rififi à Fraternité Matin/Le grand ménage continue !

Culture
Typographie

Amédée Assi lorgne, depuis, le fauteuil douillet du Directeur général de Fraternité Matin, en faisant le vide autour de lui.


Au quotidien pro-Rhdp, Fraternité Matin, journal ‘’de service public’’, l’atmosphère, déjà lourde, avec le renvoi, l’année dernière de 123 travailleurs, pour des ‘’motifs économiques’’, est devenue de plus en plus délétère, ces jours-ci.
En cause, la gestion opérationnelle décriée du Rédacteur en chef central, Amédée Adon Assi. On apprend, en regardant l’Ours du journal, que Paul Bagnini n’est plus le chef du service Sports. lI aurait critiqué le ministre des sports, Danho Paulin Claude, sur la qualité des membres des délégations qui accompagnent les sélections nationales. Crime de lèse-majesté ! Il est remplacé par Céleste Kolia, son poulain. Pour faire plus commode, on écrit qu’il est intérimaire dans l’Ours du journal. Casimir Djézou qui était membre du service Politique est désormais à la rédaction Internet, dirigée par Théodore Kouadio. Il a eu l’outrecuidance, apprend-on, alors qu’il était de critique, de reprocher au ‘’puissant’’ Rédacteur en chef central, de s’abriter derrière des pseudonymes pour vilipender des hommes politiques, notamment Henri Konan Bédié et le Pdci-Rda, cible principale de ce Groupe de presse fondé le 09 décembre 1964, par Félix Houphouët-Boigny, 1er Président de la Côte d’Ivoire (1960-1993). Amédée Assi est à ce jour, le Rédacteur en chef central, le chef de service Economie, le chef de service Enquêtes, le coordonnateur des Grands reporters de ce journal. Son bras droit, Etienne Aboua, est Secrétaire général adjoint de la rédaction, chef de service politique et chef de service International.

Fondateur du journal pornographique ‘’Heat’’ et d’un quotidien de sports, Amédée Assi avait maille à partir avec les organes de régulation de la presse, pour les photos obscènes présentées, chaque jour, à la ‘’Une’’ de son journal. Le quotidien de sports, malgré le parrainage de la Fédération ivoirienne de Football (Fif), dont il est membre du Comité Directeur, avait lui aussi, de la peine à décoller. La dette vis-à-vis de Fraternité Matin, dont l’imprimerie tirait le journal, dépassait les 40 millions Cfa. Les journalistes ne recevaient plus leurs salaires depuis des mois. Cette dans cette grisaille que son ami Venance Konan, Directeur général de Fraternité Matin (ils étaient ensemble à Ivoir’ Soir, le quotidien du soir du Groupe Fraternité Matin), fait appel à lui pour être son conseiller spécial. Aussitôt arrivé, il fait venir deux de ses ex-collaborateurs qu’ils n’arrivaient plus à payer : Serges N’guessant (service culture) et Céleste Kolia (service sports). Puis commence la chasse aux sorcières. Objectif : s’imposer et imposer ses collaborateurs à des postes de responsabilité. La 1ère victime est Jean Baptiste Béhi, rédacteur en chef. Ce dernier devient Rédacteur en chef chargé des sports. A sa place, Amédée Adon Assi, nommé Rédacteur en chef central.

Les incessantes démêlées avec Paulin Nahounou Zobo, chef du service Economie le contraignent à déposer sa démission. Du pain béni ! Alors que l’intérim, en cas de voyage de Zobo est assuré par David Ya, Amédée Assi s’accapare le service Economie, considéré par lui comme un poste juteux. Des rumeurs circulent qu’il veut plutôt nommer Faustin Ehouman, le frère cadet de Venance Konan, arrivé il y a seulement quelques années dans la boîte. Mais Assi Adon n’aurait pas totalement confiance, puisqu’il est le frère du patron.
La nomination de Céleste Kolia obéit donc à un plan tracé par Amédée Assi qui lorgne, depuis, le fauteuil douillet du Directeur général de la maison verte d’Adjamé, en faisant le vide autour de lui. C’est certainement pour faire de la place à Serges N’guessant, le temps de régler le cas Brigitte Guiraté (actuel chef de service), au service Culture que Rémi Coulibaly et Alex Kipré ont figuré sur la liste des 123 travailleurs dont 11 journalistes, renvoyés le 18 décembre 2018. Le syndicat des journalistes, mis en place pour revendiquer de meilleures conditions de vie et de travail et qui lui ‘’tenait tête’’, a été décapité. Sylvain Namoya, secrétaire général chargé des relations extérieures a été renvoyé ; on le soupçonne d’être pro-Bédié ; Jules Claver Aka, le ‘’bouillant ‘’secrétaire général, a démissionné et le secrétaire général du syndicat, Marc Yevou, est nommé chef du service Société… à Fraternité Matin.

Marcelline Gnéproust et Alakagni Allah qui avaient été réintégrés à la suite de leur ‘’renvoi abusif’’ et sur injonction du ministre de l’Emploi et de la Sécurité sociale, se roulent les pouces à la rédaction. Il s’agit de trouver des arguments pour dire qu’ils ne travaillent pas malgré leur réintégration afin qu’ils soient à nouveau renvoyés, sans droit. Théodore Sinzé et Presthone Brou qui ont vu leur réintégration refusée par Venance Konan, Dg de Fraternité Matin, sont aujourd’hui bloqués au Tribunal du fait que les responsables de ce Groupe de presse refusent de payer leurs droits. Quant à Sylvain Namoya, son dossier de recours hiérarchique, déposé au même moment que Théodore Sinzé et Presthone Brou (le 28 décembre 2018), bloqué quatre mois durant au service Courrier du ministre Abinan Kouakou, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, est depuis plus de 05 mois à nouveau bloqué à la direction générale du Travail dudit ministère, on ne sait pour quelle raison. L’objectif inavoué est ces journalistes meurent d’Avc comme beaucoup de travailleurs de Fraternité Matin l’ont été depuis l’avènement de Venance Konan à la tête de Fraternité Matin, en 2011.

Clémentine Touré