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Mar, Oct

Agro-transformatrices/Les femmes de Dimbokro renforcement leurs capacités

Economie
Typographie


Ce sont 78 à 79% de femmes qui exercent dans ce corps de métier.


Un atelier de transformation des agro-transformatrices portant sur l'amélioration de la culture des produits locaux transformés essentiellement par les femmes, s'est tenu du 1er au 4 septembre à Dimbokro. Il s'est agi d'enseigner aux femmes exerçant dans ce domaine, les rudiments nécessaires afin de renforcer leurs acquis en matière de transformation des produits utilisés et de rentabiliser leur vente. A cet effet, plusieurs modules leur ont été enseignés. Ce sont, entre autre, les bonnes pratiques d'hygiène en industrie alimentaire, la contamination des aliments, les notions de traçabilité des produits, le séchage des aliments et des exercices pratiques en mode de transformation. A cela s’ajoutent des notions de base sur la nutrition, la malnutrition, l'environnement et la salubrité. Enseignement dispensé par le formateur Yvon Bertrand. La transformation des produits alimentaires destinés aux humains, a-t-il expliqué, est une activité délicate. Raison pour laquelle, il a insisté sur la qualité des produits à commercialiser et surtout l’équilibrage des produits complémentaires : " la transformation des produits alimentaires comporte de nombreux risques liés à l'introduction involontaire des éléments, sources de maladies". En guise de prévention, il préconise une hygiène "minutieuse" en faisant attention aux dangers physiques (les cheveux, les ongles...etc) et aux dangers chimiques (lubrifiants, insecticides, pesticides).

Mme Coulibaly Alima, présidente du réseau national des agro-transformatrices de Côte d'Ivoire (Ret-Paci) a informé que l'agro-transformation est un domaine porteur. A l’en croire, ce sont 78 à 79% de femmes qui exercent dans ce corps de métier. Il s'agit de la transformation des céréales, des tubercules, des fruits et légumes, les légumineuses et les oléagineux. Elle exhorte donc les femmes à s’intéresser à cette activité, qui, selon elle, leur permettra d’atteindre une autonomie et de vaincre ainsi la pauvreté. Ekoun N’doua Jules, membre élu à la Chambre de commerce et industrie de Côte d'Ivoire a salué le dynamisme du Ret-Paci dont les membres, bénéficiaires de cette formation, ambitionnent, à terme, de devenir des acteurs clés du tissu des entreprises industrielles de Côte d'Ivoire.
E. ZOUHOMAN