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Lun, Mar

Economie

Les jeunes africains estiment qu’il y a un vrai fossé entre leur formation et le marché de l’emploi.

Parlant du développement du capital humain et des infrastructures de qualité en Afrique, le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, a déclaré, le 30 janvier 2019 à Abidjan, que « les jeunes doivent être préparés pour les jobs du futur et non ceux du passé ». C’était à l’occasion du lancement des perspectives économiques de la Banque africaine de développement (Bad), en présence du Prix Nobel et ancienne présidente du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf.
Ces emplois du futur sont, estime-t-il, relatifs à la science, la technologie et aux mathématiques.

Selon une étude réalisée par le Bureau de coopération interuniversitaire à Montréal, en collaboration avec le conseil emploi métropole et le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, le nombre de diplômés en sciences, technologies, génie et mathématiques influe sur la productivité. Dans cet ordre d’idée, le Forum économique mondial révèle dans son rapport 2018 intitulé « The Future of Jobs », que d'ici 2025, plus de la moitié de toutes les tâches actuelles réalisées sur le lieu de travail seront effectuées par des machines et des algorithmes, contre 29 % aujourd'hui. L’avènement de l’intelligence artificielle facilitera l’automatisation des taches les plus répétitives, permettant ainsi de se concentrer sur d’autres à plus haute valeur ajoutée, et exige exclusivement l’intelligence humaine.

La formation de la main d’œuvre africaine de demain est une préoccupation d’importance capitale pour la Bad qui y a consacré son rapport annuel, car la diplomation a une forte incidence sur la productivité. Dans ce rapport, il est recommandé de réduire le gap entre riches et pauvres par l’éducation et de diminuer ainsi la pauvreté de 13% et les inégalités de 18% concernant les jeunes, a fait remarquer la coordinatrice du rapport, Hanan Morsy. Pour cela, il est impératif selon Mpendulo Dlamini, ministre adjoint de l’Education du Royaume d’Eswatini, « d’accélérer la cadence des réformes » au niveau de l’éducation. Les jeunes africains estiment qu’il y a un vrai fossé entre leur formation et le marché de l’emploi, rapporte financialafrik.net.

Le président de la Bad a annoncé également que le PIB réel de l’Afrique qui s’est accru de 3,4% en 2019, augmentera de 3,9% en 2020 et de 4,1% en 2021. La Cote d’Ivoire fait partie des 6 pays qui ont enregistré les plus fortes croissances du continent. Les 5 autres sont le Rwanda, l’Ethiopie, le Ghana, la Tanzanie et le Bénin.

Franck TAGOUYA