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Politique

428 233 se sont inscrites nouvellement sur la  liste électorale alors qu’officiellement, 03 millions d’ivoiriens sont en âge de voter.

© cotedivoire-today.net – Mercredi 27 Juin 2018 - Débutée le 18 juin dernier, l’opération de Révision de la liste électorale, a pris fin le 24 juin 2018. Les résultats provisoires ont été aussitôt proclamés par Gervais Coulibaly, Vice-président de la Commission électorale indépendante (Cei), chargé de la liste électorale. Celui-ci a annoncé qu’au total 915 801 ivoiriens  se sont présentés aux différents centres de recensement de la Commission électorale. Parmi ceux-ci, 487 568 personnes sont déjà présentes sur la liste électorale et 428 233 se sont inscrites nouvellement sur cette  liste. Un chiffre ‘’vraiment faible’’ quand on sait qu’officiellement 03 millions d’ivoiriens sont en âge de voter. La Cei a voulu innover en réduisant le nombre de jours consacrés à la révision électorale (07) et en multipliant le nombre de bureaux de votes pour plus de proximité avec les requérants. Ils sont 10 500 bureaux de vote. Avec ces nouveaux inscrits, le nombre total d’inscrits qui peuvent désormais prendre part au vote, à compter par les prochaines locales (municipales et régionales), passe à 6 746 544.

Beaucoup d’ivoiriens dont le Secrétaire exécutif en Chef du Pdci-Rda, Maurice Kakou Guikahué et Joël N’guessan, vice-président du Rassemblement des Républicains chargé de la Région du Bélier et du District de Yamoussoukro, (Rdr, au pouvoir), appellent à une prorogation de cette révision électorale ; eu égards aux nombreux écueils constatées çà et là et dénoncés par de nombreux responsables politiques.


Au nombre des difficultés relevées, celles causées par les pluies torrentielles qui se sont abattues à Abidjan et à l’intérieur du pays et qui ont causé vingt morts, dont un à Guibéroua, un à Tiassalé et de nombreux dégâts matériels, les 18 et 19 juin 2018. Au centre et au nord du pays, relève Guikahué, dès qu’il pleut, ‘’le matin, tout le monde va au champ’’. Lesquelles pluies rendent impraticables, l’accès de certains villages. Ce responsable du parti d’Henri Konan Bédié ajoute que plusieurs personnes qui accouraient dans les centres d’enrôlement, étaient munies d’extrait d’actes de naissance au lieu d’un certificat de nationalité. Pourtant, elles voulaient, coûte que coûte, être inscrites sur le listing électoral. Qui fait perdre du temps à tous et à chacun. D’où son regret que la révision de la liste électorale ne soit pas précédée d’audiences foraines pour permettre de faire établir des certificats de nationalité ‘’gratuits avec’’, par exemple, ‘’un timbre sec’’.

Autres problèmes rencontrés qui ont attiédi l’affluence constatée dans certains centres, les problèmes de rupture de fiche d’identification. Certains ont attendu deux à trois jours avant d’en avoir, comme à Vavoua. Le problème de rupture des fiches est récurrent, entend-on dans plusieurs centres.  A cela, il faut ajouter la mauvaise maitrise de la manipulation des tablettes par les responsables des bureaux de la Cei. Des moments de tâtonnement et d’apprentissage qui ont joué ‘’un sale tour’’ aux nombreux requérants dont certains ont été gagnés par le découragement.
Jules Ahouzi, délégué Pdci Agboville II d’Aboudé (Agboville), a déploré, quant à lui, le fait que de nombreux nouveaux majeurs, à majorité des étudiants, soient en train, pendant ce temps, de passer leurs examen avant de s’insurger contre le délai, trop court, selon lui. Ajoutant qu’à Ores-Krobou, par exemple, les agents Cei étaient livrés à eux-mêmes, sans moyen.

C’est pourquoi Maurice Kakou Guikahué et Joël N’guessan plaident pour ‘’une rallonge’’ de cette opération.
La révision de révision de la liste électorale 2018 comprend les opérations d'actualisation des données personnelles des électeurs, l'inscription de nouveaux requérants, la radiation des personnes décédées ou privées de leurs droits civiques et qui figurent encore sur la liste électorale.

Elle concerne toutes personnes ivoiriennes, âgées d’au moins 18 ans, justifiant d'une carte d’identité, d’une attestation d’identité ou d’un certificat de nationalité.
Ces électeurs peuvent se faire inscrire sur la liste de la circonscription électorale de leur choix, à condition d'y avoir leur domicile ou des intérêts économiques et sociaux.

JEAN MICHAEL