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Sam, Déc

Politique

C’est le 29 novembre 2011 que Laurent Gbagbo, ex-Président ivoirien, a été transféré et incarcéré à la Haye (Pays Bas).


Poursuivis à la suite des violences postélectorales qui ont fait officiellement 3000 morts, pour crimes contre l’humanité, l’ex-Président de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, ex-leader de la galaxie patriotique, ont été acquittés, mardi 15 janvier 2019, par la Cour pénale internationale (Cpi). Les juges ont donc ordonné la remise en liberté immédiate des deux accusés en application de l’article 81 des Statuts de Rome, mais elle a été aussitôt suspendue à la demande du procureur dans l'attente d’un nouvel appel.

Pour le Juge, le procureur a échoué à apporter la preuve de ses allégations au sens de l’Article 66 des Statuts de Rome. Une nouvelle audience est prévue mercredi 16 janvier matin. Malgré 82 témoignages, le Procureur n’a pas pu prouver, en sept ans de procès, que le camp Gbagbo a planifié les tueries des partisans d’Alassane Ouattara, actuel Président de la République de Côte d’Ivoire. Donnant son avis sur l’incarcération prolongée de Laurent Gbagbo à la Haye (Pays Bas), récemment dans une interview à France 24, Henri Konan Bédié, président du Pdci-Rda déclarait : ‘’Je pense que cela fait 7 ans que Laurent Gbagbo est en prison à la Haye. Quels que soient les crimes qu’il a commis, je crois que 7 ans, ça suffit pour la justice. Comme son procès tire à sa fin, j’espère vivement qu’il soit libéré. Qu’il retrouve la liberté. Sa liberté…et rentre en Côte d’Ivoire’’. Le vœu de l’ex-Président ivoirien est de rentrer dans son pays pour continuer de faire la politique.

Dans la guerre contre Alassane Ouattara et ses partisans, au moment où chacune des parties revendique la victoire au 2è tour de l’élection présidentielle de 2010, Laurent et Simone Gbagbo sont arrêtés le 11 avril 2011 sont arrêtés par les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci), nouvelle appellation des Forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire (Fds), sous Gbagbo. Le 23 novembre, suivant l’avis du procureur, la Cpi délivre un mandat d’arrêt à l’encontre de Laurent Gbagbo.

Il  est accusé en tant que « co-auteur indirect » de crimes contre l’humanité pour quatre chefs d’inculpation : meurtres, viols et autres violences sexuelles, actes de persécution et autres actes inhumains perpétrés entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011. Sa responsabilité est engagée pour quatre évènements particuliers. Il s’agit de la répression d’une marche des partisans d’Alassane Ouattara se rendant au siège de la Radiotélévision ivoirienne en décembre 2010, la répression d’une manifestation de femmes à Abobo (commune abidjanaise) et le bombardement au mortier d’un secteur densément peuplé d’Abobo en mars 2011, et des représailles menées par des pro-Gbagbo à Yopougon en avril 2011. Rappelons que c’est le 29 novembre 2011, que les autorités ivoiriennes ont remis Laurent Gbagbo aux mains de la CPI pour être transféré et incarcéré à la Haye.

Jean Michael