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Cérémonie de lancement du Rnpp, le 11 décembre 2019.

Politique

C’est Maurice Kakou Guikahué, Secrétaire exécutif du Pdci-Rda (ex-parti au pouvoir), qui a été le 1er à lever le lièvre sur le financement, par la Banque Mondiale, des nouvelles cartes nationales

d’identité ivoiriennes ou des anciennes, arrivées à expiration depuis 2019. Un prêt de 30 milliards Cfa, soutient Guikahué, contracté par la Côte d’Ivoire pour cette opération alors que les requérants doivent débourser, chacun, 5000Fcfa. Une annonce qui a suscité un ‘’timide’’ droit de réponse du Chargé de communication de la Banque, le dimanche 1er mars 2020, arguant que son institution ne finance pas les Cni et n’a pas, non plus, décaissé la somme avancée par l’ancien ministre de la Santé. Pourtant à la cérémonie de lancement du Registre national des personnes physiques (Rnpp opération financée par la Banque mondiale à hauteur de 30 milliards de FCFA), rappelé par le journaliste émérite ivoirien, Fero Bally, le 11 décembre 2019, Sidiki Diakité, ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, par ailleurs président du Comité de pilotage de l’opération,  a été clair : "Le Rnpp démarre par le renouvellement des Cni venues à expiration depuis juin 2019 ou devant venir à expiration dans les semaines et mois à venir. Ce sera la première opération dans le cadre du Rnpp".  Ce qui veut dire que le renouvellement en cours des Cni, est bel et bien pris en compte car financé par la Banque mondiale, pour les rendre gratuites. Surtout que cette institution financière reconnait qu’il a décaissé des Fonds pour le financement du Rnpp.

Jean Michael
(Lire des documents ci-dessous), pour mieux comprendre
Extrait d'un Document Officiel du Fonds Européen pour l'Afrique qui confirme trois informations essentielles :
1) La Banque mondiale a financé l'identification nationale des Ivoiriens par un prêt de 67 millions de dollars, soient un peu plus de la moitié des 112 millions de dollars prêtés à la Côte d'Ivoire et à la Guinée
2) Cette identification nationale doit se faire en même temps que l'identification régionale, par l'Office National de l'Identification de Côte d'Ivoire (Oni), sous le contrôle du Premier Ministre et du Président de la République
3) Les Fonds pour cette identification nationale des Ivoiriens ont d'ores et déjà commencé à être versés.

Extrait de l’Annexe IV à l'Accord Instituant le Fonds Fiduciaire ‘European Union Emergency Trust Fund for stability and addressing root causes of irregular migration and displaced persons in Africa’, et ses règles interne  La Banque Mondiale est très investie sur les questions d’identité numérique. Sur la base des
travaux conduits par ses experts d’ID4D, le conseil d’administration de la Banque Mondiale a autorisé le 05 juin 2018 un programme multi-phases d’un montant de 317 millions USD pour un appui régional relatif à l’identité numérique. L’objectif est d’aider certains pays à mettre en place les standards qu’a édictés la CEDEAO relatifs à la production des cartes nationales d’identité biométriques. La Côte d’Ivoire et la Guinée sont les deux premiers pays pilotes de ce projet régional. En Côte d’Ivoire, l’appui de la Banque Mondiale est focalisé sur la mise en place du système central d’identification, y inclus l’enrôlement biométrique universel et sur les déclinaisons sectorielles possibles en termes d’accès aux services par la population identifiée (par exemple en termes de gestion des frontières, de gestionde l’octroi des minima sociaux, de gestion de l’assurance santé etc…).

Le projet sera mis en œuvre par l’ONI. Le prêt de la Banque Mondiale en Côte d’Ivoire est d’un montant de 67,4 millions USD et a été formalisé par la signature d’une convention de prêt. Des fonds d’avance ont déjà été débloqués afin de permettre à l’ONI de conduire les études préalables nécessaires.
Considérant le PPP lancé par le Gouvernement ivoirien, il est possible que les fonds de la Banque Mondiale soient réorientés en fonction de la répartition des responsabilités État / entreprise privée.
L’UNICEF est un des partenaires les plus investis dans la réforme de l’état-civil en Côte d’Ivoire. Outre l’appui apporté à l’exercice d’évaluation du système d’enregistrement des faits d’état-civil et à l’élaboration de la Stratégie nationale, l’UNICEF est focalisé sur l’enfance et sur l’enregistrement des naissances. L’UNICEF met en œuvre une opération pilote dans plusieurs régions du sud-ouest de la Côte d’Ivoire pour mettre en place un enregistrement systématique des naissances au niveau communautaire (via la collecte des données de naissances par les agents de santé et les points de collecte communautaires qui sont ensuite collectées par les agents de l’état civil pour enregistrement des naissances), en partenariat avec le Ministère de la Santé et l’ONI.

https://ec.europa.eu/…/sites/…/files/t05-eutf-sah-ci-01.pdf…