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Lun, Déc

Politique

Une nuit d’enfer que celle qu’ont vécue les populations de la 2è ville de Côte d’Ivoire, du 13 au 14 janvier entre 19h et 23h. Des tirs nourris à couper le souffle qui ont traumatisé une population déjà tétanisée par les manifestations de militaires en colère, la semaine d’avant.


Annoncé à grand renfort de publicité, le 2è round des négociations entre le gouvernement, représenté par les ministres Alain-Richard Donwahi, chargé de la Défense et Sidi Touré, ministre de la Jeunesse et de la Culture civique, s’est tenu ce vendredi 13 janvier, à la résidence du Préfet Aka Konin.

Une rencontre qui a eu lieu sous une tension extrême ponctuée de tirs des mutins, avec son corollaire de rumeurs : les ministres pris en otage, les mutins ont revu leurs exigences en hausse, passant de 5 millions Cfa/chacun à 12 millions, chacun etc.
Même les communications téléphoniques avaient du mal à passer. Les journalistes accourus pour suivre les négociations ou du moins avoir les conclusions, ont dû se retrancher à RTI-Bouaké.

L’angoisse des Ivoiriens étaient à son paroxysme quand des informations distillées sur les réseaux sociaux, au cours de cette nuit, faisaient état de tirs également à Akouédo (Abidjan), korhogo, Odienné... Surtout qu’aucune autorité ne donne d’informations.
La ville de Bouaké, d’ordinaire grouillante de monde, est devenue, ce vendredi soir (week-end), selon une source sur place, une ville fantôme et déserte avec la fermeture de toutes ses entrées ; surtout nord et sud.


Depuis ce samedi matin, tout semble rentrer dans l’ordre après 8h de discussion; les mutins ayant obtenu, selon plusieurs sources, gain de cause.
Selon RFI, le gouvernement ivoirien a accédé aux revendications des mutins. Les 8 400 militaires mécontents (chiffres officieux), percevront chacun, cinq (5) millions de Fcfa (7500 euros) à partir de lundi 16 janvier et un million de Fcfa (1500 euros) chaque mois pendant les sept (7) mois à venir ; soit un total de 12 millions chacun.

Jean Tiassoubia