14
Sam, Déc

Société

Des dispositions sont prises en vue du renforcement de la sécurité à l’intérieur et autour de la ville de Bouaké, avec l’envoi sur place d’hélicoptères de combat  MI24 et d’engins blindés légers.


Le vendredi 5 et samedi 6 janvier et même le mardi 9 janvier 2018, des tirs ont été régulièrement entendus dans la ville de Bouaké. Il y a un an, ce sont les mêmes tirs qui ont traumatisé les populations de cette ville, à l’aube de l’année nouvelle. Du fait d’un manque de communication du gouvernement, les avis divergent sur les causes de ces énièmes tirs des militaires stationnés dans la 2è ville du pays. On parle de rixes entre factions rivales ; d’un côté, les militaires et de l’autre, le Centre de commandement des opérations (Ccdo), qui a fait déjà un mort.

Le Conseil des ministres du mercredi 10 janvier 2018, a été, dit-on, informé des affrontements armés survenus dans la soirée du 09 janvier 2018 entre différentes factions des Forces Armées et de Sécurité installées à Bouaké. Le bilan de ces affrontements, note le communiqué du Conseil, est de un (1) blessé léger, un (1) véhicule incendié et les locaux de l’annexe du Ccdo saccagés. ‘’Les enquêtes se poursuivent sur les causes de ces affrontements et afin de situer les responsabilités’’., à en croire le gouvernement. Dans l’intervalle, malgré l’accalmie observée depuis mercredi  matin, ‘’les dispositions sont prises en vue du renforcement de la sécurité à l’intérieur et autour de la ville de Bouaké, avec l’envoi sur place d’hélicoptères de combat  MI24 et d’engins blindés légers ainsi que le déploiement de plusieurs centaines d’agents des forces de l’ordre’’, mentionne ledit communiqué.

Exacerbé, apprend-on par cette indiscipline caractérisée des soldats de Bouaké, Alassane Ouattara, selon Bruno Koné, porte-parole du gouvernement, a convoqué, pour ce jeudi, 11 janvier 2018, une réunion du Conseil national de la sécurité, pour statuer sur le cas des soldats de cette ville qui souffre le martyr depuis que la rébellion, amenée par Guillaume Soro, aujourd’hui président de l’Assemblée nationale, s’y est installée en 2002.

Jean Michael