12
Jeu, Déc

Société

La Coalition des Syndicats du Secteur Public demande au Gouvernement d'arrêter les menaces… et d'apporter des solutions durables aux préoccupations que posent les fonctionnaires.


Après l’école, complètement paralysée depuis des semaines par une grève des syndicats d’enseignants, ce sont maintenant les fonctionnaires qui entrent dans la danse. Estimant que le gouvernement a rompu, de façon unilatérale, la trêve sociale signée entre les syndicats et le gouvernement, l’intersyndicale des Fonctionnaires de Côte d’Ivoire, réunie en Assemblée générale, le 22 février 2019, décide de trois jours de protestation, du 25 au 27 février 2019, dans tous les services de l’administration publique ivoirienne selon le programme suivant :
Lundi 25 février à 10h : lecture de la motion de protestation dans les préfectures, sous-préfectures, ministères et services ;
Mardi 26 février à 10h : meeting de soutien aux camarades emprisonnés ;
Mercredi 27 février : sit in

Le dépôt d’un préavis de grève pour un arrêt de travail, est également prévu, à compter du 1er avril 2019.
Depuis quelques jours, la radiation et l’incarcération pour ‘’activités syndicales’,  de Johnson Zemima, Secrétaire général et l’arrestation de 07 enseignants chercheurs de Cocody, tous membres de la Coordination nationale des Enseignants-Chercheurs (Cnec), et de plusieurs autres syndicalistes, notamment Ozoukou Aristide Sg de la Coecci, Nonahin Fortuné, Kouadio N'Goran Raymond, Aka Steven, membres de la Coalition des Syndicats du Secteur Public(Cssp), a mis le feu aux poudres. Gnagna  Zadi, président de la plateforme des syndicats de fonctionnaires, signataire de la trêve, a, quant à lui, annoncé la fin de la trêve sociale après l'arrestation du prof Johnson Kouassi.

La Coalition des Syndicats du Secteur Public, à travers son Porte-Parole Yves Désiré Sery, condamne ‘’vigoureusement’’ ces arrestations et s'insurge ‘’contre cette violation grave de la liberté syndicale obtenue de hautes luttes’’. Elle demande au Gouvernement d'arrêter les menaces ‘’qui ne feront que jeter de l'huile sur le feu et d'apporter des solutions durables aux préoccupations que posent les fonctionnaires’’.
Invitée Le jeudi 21 février 2019, dans le cadre de ‘’les Rendez-vous du Gouvernement’’ la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, Kandia Camara, a tenté de rassurer qu’il n’y aura pas d’année blanche pour ce qui concerne l’année scolaire 2018-2019. Alors qu’elle est paralysée par plusieurs semaines de grève des syndicats du secteur.

Selon elle, les discussions entamées avec les organisations syndicales depuis le lundi 18 février dernier, vont bon train. " Même si elle déplore que deux syndicats se sont retirés de la table des discussions en soutien à leurs camarades de l’enseignement supérieur qui ont été jetés en prison. A l’en croire, les échanges continuent. 
Elle a saisi cette opportunité pour demander aux syndicats de saisir la perche que leur tend le gouvernement pour que les élèves bénéficient du droit à l’éducation.

Jean Michael