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Mer, Déc

Société

Le Directeur régional de la Protection sociale a expliqué aux populations de Daoukro que le ‘’Filet social productif’’ est un système de transfert monétaire direct aux populations les plus défavorisées à hauteur de 36.000 F par trimestre.


Une délégation de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), conduite par Kouamé Yves, a rencontré les populations de Daoukro, mercredi 3 avril 2019, à la salle de conférence de la sous-préfecture de Daoukro, pour leur présenter les agents enquêteurs dans le cadre de l’identification des ménages économiquement faibles. A cette occasion, le chef de délégation a expliqué aux chefs des 7 villages de la sous-préfecture, aux présidents des jeunes et aux présidentes des femmes, qu’il s’agit d’une enquête qui débutera dès lundi, 08 avril 2019, mais que les agents enquêteurs seront dans leur localité à partir de dimanche 07 avril ; ce, pendant trois à quatre semaines dans les villages. Il a donc demandé aux participants de la rencontre de relayer l’information dès leur arrivée dans leurs villages respectifs. Ebini Koffi, Directeur régional de la Protection sociale, a soutenu qu’il s’agit d’une enquête de ciblage des indigents qui seront bénéficiaires du régime d’assistance médicale de la couverture maladie universelle.

Pour lui, la Couverture maladie universelle a deux régimes : le régime contributif et celui de l’assistance médicale. A l’en croire, la présente enquête est ‘’capitale’’ dans la mesure où les populations bénéficieront, outre, de la couverture maladie universelle, mais également d’un projet dénommé : « Filet social productif », un système, selon lui, de ‘’transfert monétaire direct aux populations les plus défavorisées à hauteur de 36.000 F par trimestre’’. Le Directeur régional de la Protection sociale a informé que ce processus est déjà engagé dans les départements de Prikro et de M’bahiakro depuis deux trimestres et que 3.198 personnes bénéficient chaque trimestre de l’allocation de 36.000 F.


Coulibaly Zana, Sous-préfet de Daoukro, a expliqué que l’Etat a décidé de mettre en place depuis longtemps, un système de couverture maladie universelle, qui est aujourd’hui, à la phase pratique. D'où, le recensement des personnes vulnérables. « Nous sommes à la formation. Les agents enquêteurs iront sur le terrain pour faire le recensement et quand ils vont le finir, nous nous retrouverons ici pour procéder à la validation et la liste qui sera retenue sera transmise au gouvernement pour qu’un décret soit pris par le président de la République afin que la cotisation de ces personnes soit payée par l’Etat », a-t-il argumenté. Avant de demander aux participants d’offrir un logis aux agents enquêteurs.  

Ahou Valérie