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Mar, Déc

150 guides religieux de la Région du N'zi ont été formés à la paix et à la cohésion sociale

Société

Pour l’honorable Kouadio Séraphin, député de Dimbokro, la paix et la stabilité conditionnent le développement  d’une Nation.


L’honorable Kouadio Séraphin, député de Dimbokro, représentant El hadj Mabri Toikeusse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a déclaré, le 6 avril, au cours d’un atelier de formation de 150 guides religieux, tenu à Dimbokro, à la grande mosquée de Dioulakro, que la paix et la stabilité conditionnent le développement  d’une Nation. Avant d’expliquer les avantages ‘’incalculables’’ pour un pays où règne la stabilité.

Il a donc invité les Imams et leurs adjoints à s’approprier cette formation afin d’être des acteurs essentiels pour la pérennisation de la paix en Côte d’Ivoire. Cette rencontre, placée sous l’autorité spirituelle du Conseil supérieur des Imams (Cosim) avait pour thèmes : “ L’Imam, agent de paix et de développement ” et “ l’Imam et la gestion de la communauté en période pré-électorale.
Mely Konaté, Représentant du maire de Dimbokro, s’est félicité de l’opportunité de cette formation des leaders religieux musulmans qui, selon lui, leur permettra de parfaire, non seulement leur enseignement, mais aussi leur comportement afin de mieux conduire  leurs fidèles. Les périodes pré et post électorales, a-t-il poursuivi, sont d’une grande délicatesse. Il est donc important de trouver des voies et moyens adéquats pour sensibiliser la communauté musulmane en particulier et la population ivoirienne en général, sur les notions de paix et de cohésion sociale.

Quant au porte-parole des formateurs, Cissoko Lancina, il a dit qu’un Imam bien formé est facteur de consolidation de la paix sociale. Insistant sur les fondamentaux de l’Islam que sont la mosquée et la recherche constante de la paix et la cohésion sociale, le formateur a laissé entendre que ce séminaire vient à point nommé, raison pour laquelle le Cosim s’y est pleinement investi. Par ailleurs, il a interpelé les Imams sur leur rôle essentiel dans la société : « L’Imam doit redevenir ce pour quoi il a été spirituellement investi, c'est-à-dire, le réparateur des âmes perdues et en souffrance dans une Côte d’Ivoire à la recherche de la cohésion sociale qu’elle a perdue » a-t-il déclaré. Les Imams ont dit merci au Cosim et à sa section régionale pour cette belle initiative qui va leur permettre de renforcer leur enseignement sur des valeurs et non des moindres pour une Côte d’Ivoire unie et pacifiée.

E. ZOUHOMAN