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Sam, Oct

Grèves répétées des enseignants de Bongouanou/Le Dircab de Kandia Camara en a ‘’honte’

Société
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‘’Notre école est malade mais cette maladie connait un taux de gravité en fonction des régions’’, affirme Kabran Assoumou.


 ‘’Qu’est-ce qui se passe, qu’est-ce qu’il y a à Bongouanou pour que chaque fois qu’une crise nait quelque part dans le système éducatif, c’est chez nous qui constitue un terreau fertile pour que cela prenne aussi vite ?’’ Cette préoccupation, Kabran Assoumou, Directeur de cabinet du ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, l’a exprimée le jeudi 16 mai 2019, à la salle de conférence Dion Solange de la direction régionale de l’éducation nationale de Bongouanou. Le natif de cette région était l’invité du Directeur régional de l’Education nationale, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Kouakou Koffi. Kabran Assoumou a révélé que chaque fois qu’il y a une grève en Côte d’Ivoire, elle connait toujours un effet ‘’amplificateur’’ au niveau de la Région du Moronou. ‘’Quand nous recevons les remontées des situations sur le terrain, le tableau de Bongouanou est toujours inscrit ou teinté de rouge. Nous en avons honte’’, a-t-il ajouté. ‘’Notre école est malade mais cette maladie connait un taux de gravité en fonction des régions. A Bongouanou, le mal est plus profond et c’est ce langage de vérité que nous voulons partager avec vous pour que chacun prenne sa part de responsabilité », a-t-il dit.

C’est pourquoi il a déclaré que ses collaborateurs et lui sont ‘’impatients’’ de venir échanger et de faire partager leurs fonds de pensée avec les acteurs du système éducatif pour qu’ensemble, ils conjuguent leurs efforts et essaient de traiter la question de l’école à Bongouanou et sur le plan national.
Quant au diagnostic fait par le Directeur régional de l’Education nationale, Kouakou Koffi il montre un ‘’grand creux’’ au niveau du préscolaire tout en insistant sur les maux qui minent l’école ivoirienne, abonnée aux grèves à répétition des différents acteurs du secteur. Ce qui a une incidence forte et négative sur le niveau des apprenants.

Certains intervenants ont souligné qu’on ne sent pas les parents joués leurs rôles. Ajoutant qu’ils ne savent pas ce que c’est que l’école.
Koffi Ernest, porte-parole des enseignants du privé, a fait un plaidoyer pour la sécurité de leurs écoles.

Ahou Valérie